Éthique de l’interprète, par Marta SPRANZI-ZUBER
Éthique de l’interprète
Par Marta SPRANZI-ZUBER
Interprète, Maitre de conférence
Article paru dans un volume « La bioéthique : un langage pour mieux se comprendre ? » ed. Christian Byk, Éditions ESKA, 2000, pp. 141-158.
Un jour mon fils aîné me demanda: « quel est ton travail, maman ? ». Je sentis toute sa déception quand il s’exclama: « Mais c’est facile ! Le médecin parle en français et toi tu parles en italien ». Cette réaction correspond assez bien à la perception commune de l’interprétariat comme une sorte de non-travail. Hormis l’effort de concentration (qui est toutefois considérable) et la compétence linguistique (qui doit être aussi très vaste), il ne supposerait pas de véritable engagement ni de choix impliquant une responsabilité personnelle.