L’interprète en milieu social : un professionnel à part entière
Tout a commencé lorsque je me suis présentée à l’Ordre des traducteurs et interprètes agréés du Québec pour demander mon agrément comme interprète. Ma demande n’a pas été acceptée. La raison : la majeure partie de mon expérience était en interprétation communautaire. Bien sûr, je me suis sentie frustrée et je trouvais que ce n’était pas juste (pour employer des mots qu’on entend souvent dans la bouche des enfants) car je suis consciente qu’il existe des interprètes communautaires de qualité qui devraient avoir la possibilité d’être accrédités par un organisme officiel.
Lorsque j’ai commencé à faire ma recherche afin de préparer ma communication, j’ai remarqué que le besoin de formation revenait souvent afin de permettre à l’interprète en milieu social d’être reconnu comme un professionnel à part entière. Bien sûr, accréditation et formation vont
de pair. Souvent, on trouve que l’interprète communautaire n’a pas la formation nécessaire pour
être considéré un professionnel, et le cercle vicieux s’installe : pas de formation, considéré non
professionnel, donc, pas d’accréditation.